Tambacounda : le chef de sécurité publique satisfait de l'apport des ASP

Le chef du service régional de sécurité publique, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Bassamba Camara a fait part de sa satisfaction quant à l'apport des assistants à la sécurité de proximité (ASP) au sein des services de sécurité et autres services administratifs de la région. "Jusqu'ici en tout cas, à notre avis, si on voulait faire un bilan d'étape, on peut dire qu'on est assez satisfait, parce que vu l'engagement des jeunes et la discipline dont ils font montre dans le cadre de leur travail, aujourd'hui, on peut dire que nous sommes satisfaits", a dit M. Camara.

Lancée le 5 septembre 2013, l'Agence nationale d'assistance à la sécurité de proximité avait recruté 10.000 jeunes à travers les différentes régions du pays. Cette initiative du président de la République visait à s'attaquer à la fois aux problèmes du sous-emploi et de l'insécurité.

Pour Bassamba Camara, les ASP ont "réglé beaucoup de problèmes", en venant en appui aux services de la police et de la gendarmerie. "Ils aident à réguler la circulation, à résoudre des difficultés au niveau des marchés, etc.", a-t-il poursuivi, non sans relever le travail qu'ils abattent dans les autres services affectataires.

Quelque 585 agents ont été formés l'année dernière pendant un mois au niveau du pôle basé à Tambacounda et regroupant les futurs ASP des régions de Tambacounda et Kédougou. "Une fois la formation terminée, ils ont été dispatchés entre les services de sécurité (police et gendarmerie) et les services administratifs de manière générale", note le chef du service régional de la sécurité publique, qui était le chef de ce pôle de formation.

La gendarmerie a le plus grand quota d’ASP, avec au départ, 152 agents, compte tenu de la multiplicité des brigades disséminées à travers la région, et lesquelles ont toutes été servies. Quant au commissariat urbain de Tambacounda, il en a reçu 62.

Un bilan d'étape tiré récemment, suite à deux missions d'évaluation de la direction générale de l'ASP, a révélé bons points et difficultés. Parmi les aspects positifs, il y a le degré d'"engagement" des jeunes ASP et leur "travail satisfaisant". Mais les responsables ont aussi fait état de "difficultés avec les populations qui ne comprennent pas le travail de ces-gens-là", signale-t-il.

"Certains ont un manque de considération pour eux", relève le patron de la sécurité publique régionale, avant de préciser : "Chaque fois qu'il y a un cas d'outrage (à un ASP), nous sévissons pour appliquer la loi".

"Nous interpellons ces personnes-là pour leur expliquer qu'ils leur (aux ASP) doivent respect", dit-il, ajoutant que les individus qui se rendent coupables de ces écarts de comportement à l'égard des assistants se voient expliquer que ces agents sont venus en appui à la police.

Une autre difficulté concerne la gestion des effectifs. "Une agence qui emploie 10.000 personnes, c'est assez important. Ce qui fait qu'au début, il y a eu quelques difficultés", note le commissaire.

De ce fait, "quelques petits dysfonctionnements" avaient pu être constatés, notamment concernant "certains agents qui n"avaient pas été affectés et qui, malheureusement, étaient dans une situation irrégulière", souligne le responsable sécuritaire. Des solutions sont en train d'être trouvées pour régulariser leur situation, a-t-il dit.

Au sujet des affectations, les postes très éloignés des lieux de résidence des agents posaient aussi problème, d'autant plus qu'il est question de sécurité de proximité, a relevé le commissaire Bassamba Camara.

"On voyait des assistants qui habitaient Kédougou et qui étaient affectés à Bakel, et d'autres de Bakel qui étaient affectés à Koumpentoum, etc.", ajoute-t-il, avant de souligner que tout cela créait quelques difficultés.

"Nous avons identifié tous les problèmes pour essayer d'apporter les correctifs qu'il faut, pour permettre à ces agents de travailler là où ils habitent et leur permettre de s'épanouir dans le cadre de leur travail", assure le commissaire Camara.

A ce jour, le commissaire indique travailler régulièrement avec le préfet du département, afin de maîtriser les effectifs. Une tâche qui, à son avis requiert "beaucoup de professionnalisme".



Auteur : ADI/BK
Source : aps.sn

Rubrique: Société Date: 02-Sep-2014

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